Un poussant le raisonnement à l’extrême on pourrait adapter chaque mois le salaire des employés car comment payer un employé si l’on n’a pas encaissé les sommes correspondantes au chiffre d’affaires qu’il a généré ?
Pour la survie de l’entreprise il doit adapter son salaire en fonction des tâches qu’il accompli pour l’entreprise (aujourd’hui cadre dirigeant, demain agent d’entretien)
On peut même lui suggérer de payer lui-même ses frais de déplacements pour qu’il rende pérenne son emploi
C’est ainsi que l’on transforme un mauvais salarié français en salarié moderne acceptable (salarié variable) car d’un coût fixe, il devient une charge parfaitement variable.
Bon, comme dirait certains, "que le salarié est bon. Il prend en main sa destinée et coûte donc par là moins cher qu'un esclave qu'il faut nourrir, vétir, blanchir et log"i"r... voire faire
obéir, et ce temps là c'est aussi de l'argent."
Ces pratiques managériales poussent le 2ème paradoxe jusqu’à payer 2 à 3 fois plus chères les mêmes prestations d’un individu sitôt qu’il s’appelle consultant.
En effet sur le compte de résultat ces prestations apparaissent en charge et non en frais de personnel.
Fin de l'acte 1
Tous les acteurs arrêtent leur communiqués de presse.
A suivre...................
Santiago le 6 Mai
2007.
Par lapelledes49
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Il n’est pas assez compétitif car il bénéficie d’un salaire minimum qui est très élevé (par rapport à quoi ?).
Or le salaire minimum est généralement réservé à un emploi ne nécessitant pas de qualification ou de formation particulière.
Ce qui revient à dire à plus de 50% de la population française qui pointe à moins d’un smic et demi qu’elle est peu compétente.
On peut se demander alors comment la France pointe encore au 5ème rang mondial avec tant de personnes peu qualifiées ? = 1er paradoxe
On peut se demander quel serait selon nos hommes politiques le niveau de rémunération de la compétence ?
Il n’est pas assez polyvalent car il ne peut pas s’adapter aux nouveaux marchés de l’entreprise, il n’est pas assez formé pour accomplir certaines
tâches. Il doit donc cultiver le week-end durant ses loisirs son employabilité, sa motivation pour aider son entreprise à gagner le combat de la mondialisation (autant de mort que les
autres guerres mondiales ?).
A cet égard on ne peut que déplorer l’insuccès des plans de formation (quel en sont les responsables ? patrons employés ?)
Il n’accepte ni les variations d’horaires, ni d’effectuer sur son temps libre ses déplacements professionnels.
Ce qui est encore plus grave il n’accepte pas de corriger sa rémunération en fonction de la rentabilité de son entreprise
A suivre...................
Kolkatta le 15 Juillet 2008.
Par lapelledes49
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Il a parfaitement intégré les valeurs de la mondialisation dont il est à la fois la victime mais surtout responsable.
Responsable car en tant que consommateur pour maintenir son pouvoir d’achat, il achète au moins cher et donc tire les prix aux plus
bas donc au meilleur coût de main d’œuvre et favorise ainsi les délocalisations (trop cons ces pauvres).
Responsable car son entreprise dépend
uniquement de sa productivité, de sa polyvalence de sa motivation.
Si sa société flanche et doit le licencier c’est donc de sa faute
Il n’est assez productif car il bénéficie de tas d’avantages par rapports aux anglais, aux indiens, aux chinois, qui eux n’ont pas de RTT et pas de 35 heures, 5 semaines de congés payées.(De quelle productivité parle t-on ?)
A suivre...................
Santiago le 6 Mai
2007.
Par lapelledes49
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La seule responsabilité de l’Etat sera donc de garantir à tous (toutes ?) les conditions équilibrées (méthodes
des quotas) afin que tout le monde puisse avoir sa chance de gagner sa vie. Une fois que les conditions sont réunies, chacun pour soi et business pour tous, et surtout que l’Etat ne se mêle plus
des affaires économiques.
Le corollaire de cette pensée : il revient à chacun la responsabilité de créer
sa propre valeur ajoutée.
Le salarié moderne ultra compétent et polyvalent, nouveau modèle d’Homo Omni Fabricator , accepte avec joie le contrat indiquant que sa rémunération dépend uniquement de lui.
Désormais nul besoin pour le dirigeant de justifier la non augmentation des employés
car lui seul connait la valeur ajoutée de l’employé pour son entreprise (si tu n’es pas augmenté, c’est que tu ne le vaux pas bien).
A suivre...................
San
tiago le 6 Mai 2007.
"Défendons la liberté d'oppression" H. LUCOT
Par lapelledes49
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Nos politiciens/nes entretiennent activement une pensée ancrée dans les pays libéraux à
savoir que le niveau de la rémunération du salarié dépend uniquement de lui même. En gros ce que tu gagnes c’est ce que tu vaux (donc ne viens
pas te plaindre !)
Ce discours à l’avantage de pouvoir accepter des inégalités importantes sans qu’il y ait de manifestations sociales. link
A suivre...................
Santiago le 6 Mai
2007.
Par lapelledes49
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