LA PELLE DES 49
SAPERE AUDE
Devant
les litanies avilissantes des communiqués de presse
Devant les concerts d'allégeances de nos intellectuels (mâles et blancs essentiellement)
Devant le silence assourdissant de nos dirigeants (tes)
IL SERAIT DE BON TON DE DONNER A LA VOIX QUI NOUS RESTE UN PEU DE HAUTEUR
Un poussant le raisonnement à l’extrême on pourrait adapter chaque mois le salaire des employés car comment payer un employé si l’on n’a pas encaissé les sommes correspondantes au chiffre d’affaires qu’il a généré ?
Pour la survie de l’entreprise il doit adapter son salaire en fonction des tâches qu’il accompli pour l’entreprise (aujourd’hui cadre dirigeant, demain agent d’entretien)
On peut même lui suggérer de payer lui-même ses frais de déplacements pour qu’il rende pérenne son emploi
C’est ainsi que l’on transforme un mauvais salarié français en salarié moderne acceptable (salarié variable) car d’un coût fixe, il devient une charge parfaitement variable.
Bon, comme dirait certains, "que le salarié est bon. Il prend en main sa destinée et coûte donc par là moins cher qu'un esclave qu'il faut nourrir, vétir, blanchir et log"i"r... voire faire obéir, et ce temps là c'est aussi de l'argent."
Ces pratiques managériales poussent le 2ème paradoxe jusqu’à payer 2 à 3 fois plus chères les mêmes prestations d’un individu sitôt qu’il s’appelle consultant.
En effet sur le compte de résultat ces prestations apparaissent en charge et non en frais de personnel.
Santiago le 6 Mai 2007.